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Maintenant, on fait quoi ? nous étions-nous questionnés lors des éditions 2020 et 2021. Nous étions alors plongés dans une crise du Covid-19 qui sollicitait nos capacités à comprendre ce moment inédit de nos existences personnelles et professionnelles, puis nos facultés de réagir et enfin d’agir. L’édition 2022 d’Une époque formidable intervient dans un contexte domestique et international éruptif, après : trente mois de crise pandémique, peut-être sept mois de guerre en Ukraine, trois mois d’un bouleversement des rapports partisans en France – susceptible de revitaliser ou de gangréner davantage la démocratie. Et un nombre incalculable de mois au cours desquels la Terre des espèces vivantes semble poursuivre inexorablement sa décrépitude, l’humanité des Hommes inexorablement sa déliquescence. Inexorablement ? C’est à défier l’adverbe que s’emploieront la quinzaine d’intervenants, venus investiguer l’interrogation cardinale qui servira de fil conducteur à cette journée de débats : Où va-t-on ?

Bien sûr, espérer répondre est vain. Mais déchiffrer, fouiller cette question est une obligation pour qui veut dominer la résignation, déjouer les pièges de la cécité et de l’immobilisme, dépasser l’horizon de l’immédiat, contester l’inéluctabilité à laquelle notre environnement (médiatique, numérique, politique, économique, marchand) semble nous ligoter. Espérer répondre est vain, mais explorer les moindres possibilités, les plus infimes opportunités, est capital pour espérer proposer des réponses. Voilà à quoi, sur des thématiques aussi variées que le travail, la vérité, les technologies, l’habitat, le soin, l’effondrement, la liberté, ou la jeunesse, tous ensemble nous (r)éveillerons nos possibilités de penser, de débattre, et d’agir individuellement et collectivement dans le sens d’une société davantage responsable et humaine.      

Programme & Intervenants

L’époque des fake news, des manipulations technologiques, de l’hégémonie des réseaux sociaux, met en péril l’exercice et la reconnaissance de la vérité. Même la science la plus exacte, la plus démontrée, ne résiste pas à un fléau que le monde politique entretient et exploite – l’avènement de Donald Trump a fait franchir un nouveau palier à la rhétorique du mensonge. Mais qu’est-ce que la vérité, par essence relative et parfois subjective – dans le seul domaine de la justice, la vérité d’un prévenu ne se mesure-t-elle pas à celle de la victime ? – ? Quelle société, quelles relations humaines et sociales le renoncement à la « valeur vérité » et l’avènement de la post-vérité annoncent-ils ? Mais d’abord comment définissé-je « ma » vérité ? Pour en débattre, le philosophe Roger-Pol Droit, et la théologienne Véronique Margron (également présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, et très impliquée lors du rapport Sauvé qui mit en lumière en octobre 2021 les exactions commises au sein de l’Eglise).

 

Intervenants : Véronique MARGRON et Roger-Pol DROIT

Confiance, échec, joie, beauté, rencontre : voilà cinq items que Charles Pépin a explorés et détricotés dans autant d’ouvrages publiés ces dernières années. Le philosophe (et animateur de l’émission quotidienne estivale sur France Inter « Sous le soleil de Platon »), met ces thèmes – si centraux de nos existences individuelles et de notre communauté d’existences – en perspective des réalités de notre époque. Qu’est-ce qui, aujourd’hui, fonde la confiance (et son antonyme), détermine et répare ce qui est (ou non) échec, définit et ensemence la joie, désigne ce qui est (ou non) beau, singularise l’approche et l’exercice de la rencontre ?

 

Intervenant : Charles Pépin

Habiter : verbe cardinal pour désigner notre rapport à la planète, à l’espace, à la ville, au logement, au foyer. Pour signifier notre rapport à « tout autre » (humain, espèce vivante animale ou végétale, ressources naturelles). Pour déterminer ce que nous « décidons d’être », dans notre conscience et dans l’exercice de notre éthique. Verbe étincelant lorsqu’il a pour objet le corps et l’âme. Ici retenu pour mesurer notre capacité d’empathie et de sympathie, pour stimuler notre disposition à ce « tout autre », pour le mettre à l’épreuve de la fragilité et du soin, il promet un dialogue lumineux entre Cynthia Fleury et Jean-Yves Blay. La psychanalyste et philosophe, titulaire des chaires « Humanité et Santé » au CNAM et « Philosophie » du GHU de Paris Psychiatrie et Neurosciences, est co-commissaire de l’exposition « Soutenir. Ville, architecture et soin ». Le professeur Jean-Yves Blay, oncologue, est directeur du Centre anti-cancéreux Léon Bérard (2 000 salariés) et président d’Unicancer France.  

 

Intervenants : Cynthia FLEURY et Jean-Yves BLAY

On fulmine contre elle parce qu’elle se rebelle (ou au contraire est trop docile), conteste l’ordre établi, défie les organisations du travail, se complait devant les écrans, fuit la France, est infidèle à son employeur ou instable dans son métier, ne vote plus… pour le pire selon certains, pour le meilleur aux yeux d’autres. Bref, cette jeunesse cristallise les opinions les plus antithétiques. Mais que veut-elle (ou plus exactement : que « veulent-elles », tant elle est en réalité kaléidoscopique) ? Du sens, de la cohérence, résume-t-on volontiers, à l’aune des récents « coups de gueule » proférés par des diplômés de grandes écoles d’ingénieurs et de commerce contre leur enseignement. La société en général et l’entreprise en particulier sont-elles prêtes à leur offrir un terrain d’épanouissement ? Ces jeunes sont-ils enclins à adapter leurs aspirations aux problématiques du monde du travail ? Au final, les premières et les seconds peuvent-ils encore se comprendre ? et féconder un profit équitable de leur coopération ? Audrey Richard, présidente de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (Andrh), et Frédéric Dabi, directeur général de l’IFOP et auteur de La fracture (Les Arènes, 2021) en débattront avec quatre étudiants.

 

Intervenants : Audrey RICHARD et Frédéric DABI

Il est le modélisateur (avec Raphaël Stevens) du principe de collapsologie : la science de l’effondrement de la civilisation industrielle. L‘auteur et conférencier Pablo Servigne alerte depuis plusieurs années sur le péril que le réchauffement climatique, l’exploitation effrénée des ressources naturelles, la pollution des sols font peser sur la pérennité de l’humanité. L’été climatique que nous traversons, les rapports du GIEC sur l’état de la planète (sa terre, ses eaux, son air), la situation géopolitique mondiale, discréditent-ils cette vision dystopique ? Non. Mais alors, que faire ? Se résigner ou se battre ? Et alors avec quelles armes, pour quel destin, au prix de quels renoncements et sacrifices ? Les promesses politiques, entrepreneuriales, énergétiques, et même philosophiques d’une planète capitaliste verte et responsable ne sont-elles vraiment que chimère ? Mais si l’on ne croit plus, à quoi sert-il de penser, de créer, d’inventer, de produire, d’aimer ? et même : de vivre ? Est-il, tout simplement, encore temps d’espérer ? Le sculpteur David Decamp et le dessinateur Marc Bati illustreront en direct le dialogue sur la scène du théâtre.

 

Intervenants : Pablo SERVIGNE et des artistes

Intelligence artificielle, métavers, quantique, datas… ce ne sont plus des évolutions mais des révolutions technologiques que vit notre époque et qui vont déterminer, dans les prochaines années, notre civilisation. Sur terre, dans la mer et dans l’espace. Dans notre quotidien  n, notre exercice du travail, nos déplacements, nos loisirs, notre consommation. Pour notre santé, notre identité, nos relations humaines, nos organisations politiques, nos libertés. Tout de nos existences individuelles – et de celle de la planète  s’en trouvera impacté. A quelles conditions ces découvertes ou innovations scientifiques seront-elles Progrès… ou dévastation ? Le déchiffrage et les éclairages de l’économiste Nicolas Bouzou et du philosophe des sciences Etienne Klein. 

 

Intervenants : Nicolas BOUZOU et Etienne KLEIN

Vincent Bolloré via Vivendi a constitué un empire de la communication (Havas), de la production (Studio canal, Banijay), de l’entertainment (Gameloft), de la diffusion de contenus (dailymotion, myCanal), et bien sûr des médias et de l’édition. Ces derniers, depuis quelques années déjà et plus encore en cette année 2022, vont constituer un centre névralgique prépondérant de son groupe. Leur périmètre hier se résumait au groupe Canal + (outre la chaine cryptée, C8 et la chaîne d’informations Cnews), à Prisma Média (Femme actuelle, Gala, Capital, Géo, etc.), et à Editis (Julliard, Robert Laffont, Le Cherche Midi, Perrin, Bordas, Nathan, Pocket, Le Robert, Plon, etc.). Demain, et grâce à l’impressionnant arraisonnement accompli au sein du groupe Lagardère, il s’étendra à Europe 1, au Journal du dimanche, à Paris-Match, et au groupe Hachette (Grasset, Stock, Le Livre de proche, Calmann-Lévy, JC Lattès, Larousse, Hatier, Fayard, etc.). – tout en se délestant alors d’Editis (décision annoncée le 29 juillet), après l’intervention injonctive du régulateur européen. Cela pose-t-il un problème ? Oui. Ou plutôt un grand nombre de problèmes, et même de périls – sur l’intégrité et la liberté d’informer, d’éditer, de créer. Et de penser. Vincent Bolloré, un danger pour la démocratie ? C’est ce que l’économiste Julia Cagé et l’éditrice Sabine Wespieser mettront en lumière.

 

Intervenants : Julia CAGÉ et Sabine WESPIESER

Nicolas Dufourcq est directeur général de bpifrance, un établissement essentiel dans l’écosystème des entreprises, puisqu’il les accompagne en crédits, en aides à l’innovation et en fonds propres dans leurs stratégies de développement, de transitions écologique et énergétique, d’innovation et à l’international. Il est aussi l’auteur de La désindustrialisation de la France (Odile Jacob, 2022), qui questionne un sujet névralgique – et cruellement négligé – : le travail. Lequel, selon le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, devrait être la priorité du débat public et de ses acteurs : politiques, institutionnels, paritaires, et bien sûr de l’entreprise. Car le travail façonne « toute » la société, et en premier lieu « chaque individu » qui à travers lui se construit, défaille, s’épanouit, s’écroule, s’ouvre, divorce ou s’accomplit. 

 

Intervenants : Nicolas DUFOURCQ et Laurent BERGER

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